J-25 Avant la fin du droit à la formation individuelle : les prescripteurs lancent un avertissement

« Il y a urgence à simplifier le mécanisme d'obtention de la juridiction. Nous proposons un mécanisme de fonctionnement pour former les salariés en place à maîtriser les compétences nécessaires à la reprise des activités et à s'adapter à de nouveaux em


plois. Nous ne devons jamais laisser une partie des atou


ts de notre pays à l'avenir, " a déclaré le président « Acteurs & compétences » : Pierre Courbebes.

Cette position est apparue dans le cadre de la publication de l'enquête Ipsos réalisée pour Wall Street English en mai 2021. Selon ce dernier, les deux tiers des salariés savent que leur DIF (Droit Personnel à la Formation) est encore disponible aujourd'hui. Cette étude a été menée sur un échantillon représentatif de 2 155 personnes interrogées en ligne du 10 au 12 mai 2021.


63 % des personnes interrogées connaissent le rapport.




En effet, 63 % des personnes interrogées ont répondu par l'affirmative à cette question : « Saviez-vous que le cumul des droits à la formation des salariés du s


ecteur privé avant le 31 décembre 2014 et des salariés du secteur public avant le 31 décembre 2016 ? C'est bien plus que la dernière enquête réalisée en octobre 2020, alors que seulement 57% des personnes interrogées étaient au courant.



Cependant, cette information est importante car les salariés perdront cet avantage s'ils ne reportent pas ces heures gagnées sur le CPF (compte personnel de formation) d'ici le 30 juin 2021. En saisissant le nombre d'heures sur votre compte et en scannant un document justifiant de votre solde pour ce virement, les heures DIF seront automatiquement converties en Euros (20 heures DIF vaut 1800 Euros). Elles viendront compléter les droits en cours et seront accessibles sur le compte de prévoyance du bénéficiaire.

Dans le détail, les salariés de moins de 35 ans semblent moins sensibi


lisés aux échéances (62 % oui) que les salariés de plus de 35 ans (69 %), et les salariés titulaires d'une licence sont plus sensibilisés que les salariés des niveaux supérieurs (66 %). Parmi les connaisseurs, les trois quarts connaissent l'échéance du 30

juin 2021, soit presque autant qu'octobre 2020 (68%). Les hommes (75 %) connaissent mieux les dates que les femmes (69 %) et les femmes de plus de 35 ans (74 %). En revanche, il n'y a pas de différences significatives entre les niveaux d'éducation et même les catégories socioprofessionnelles.



Parmi les salariés qui disposent de toutes les informations, les deux tiers des salariés ont reporté leurs droits, contre seulement 58% en octobre 2020. C'est le cas de 67% des CSP+ et 68% des 35 ans. Mais globalement, cela ne représente qu'un tiers (31 %) des salariés qui ont reporté leurs droits après le délai d'un mois et demi (contre 17 % en octobre). 17% savaient qu'ils devaient le faire mais ne l'ont pas fait, 19% savaient que les droits acquis pouvaient encore être utilisés mais ne savaient pas qu'ils devaient les transférer dans leur CPF, et enfin, 33% ne savaient pas qu’ils pourraient utiliser les droits acquis.



Nous pouvons constater qu’un grand manque de communication puisque 66% des personnes interrogées n’ont pas forcément eu toutes les informations. Pourtant, une campagne de communication a bien eu lieu. Par ailleurs, elle ne correspondait pas à sa cible puisque 75% des sondés n’ont pas été atteints par cette dernière.


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